La CNL 38 - La Confédération Nationale du Logement de l’Isère

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Enquête CNL sur les hausses de loyers CNL

Avril 2010

La CNL, prenant appui sur son dispositif d’administrateurs élus représentant les locataires, dans les organismes de logement social, vient de publier une enquête sur les hausses de loyers HLM en 2010.


Cette étude, qui a été un évènement médiatique national, révèle une hausse moyenne de 1,97 %, soit près du double de la recommandation ministérielle (1%) – laquelle n’est respectée que par le quart des organismes.

Cette évaluation – qui se fonde sur un échantillon de 136 bailleurs sociaux (soit 28 % du parc de logements) – est une bien mauvaise nouvelle pour les familles dont le pouvoir d’achat est en recul du fait de la crise. En réalité, chez un bailleur sur 10, la hausse est même supérieure à 2 %.

Comme souvent, ce sont les foyers les plus démunis qui sont les plus touchés par ces hausses : c’est, en effet, révèle l’enquête, dans les OPH (offices publics de l’habitat, dépendant des collectivités locales) que les hausses sont nettement les plus élevées, avec une hausse moyenne de 2,9 %. Or, les OPH logent davantage de familles modestes que les ESH (ex-sociétés anonymes privées). Pour ces familles modestes, c’est donc la double peine : peu d’argent et les efforts les plus importants.

Les bailleurs – à l’instar de l’OPAC de Saône-et-Loire qui applique une hausse de 3,5 % en 2010, pour financer un « ambitieux programme de réhabilitation, décidé pour les 6 années à venir » – justifient ces hausses par la nécessité d’entretenir leur patrimoine, alors que l’état se désengage totalement de ce type de dépenses. C’est ce que constate, effectivement, la CNL. En effet, ce n’est ni l’inflation, ni l’évolution des loyers du privés, proches, l’une et l’autre, de zéro qui peuvent expliquer ces hausses élevées.

Au lieu de faire supporter celles-ci aux plus modestes, l’état doit, au contraire, reprendre son rôle essentiel dans le financement du logement social, dans le cadre d’une vraie solidarité nationale. Ainsi la CNL est-elle pleinement justifiée dans sa revendication de gel des loyers en 2010.

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enquete CNL loyers hlm 2010

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